1985 : ÂNE JE T’AIME
En cette année particulière qui précède la 50ème édition ?, nous vous proposons, chaque semaine, une rétrospective sur la Fête des Fous ❤️?, de ses prémices jusqu'à ses folles histoires de la dernière édition ?
Au Moyen-Âge et à Sainte-Walburge aussi, la Fête des Fous, c’est la fête des Petits et des sans grade. La Fête des Fous servait à renverser l’ordre établi. Le paysan devenait seigneur et le seigneur devenait paysan. Et le plus souvent le seigneur montait non plus sur un cheval… mais sur un âne. Il n’était donc pas étonnant d’entendre, du 29 août au 1er septembre 1985, sur les hauteurs de la Citadelle : « Âne, je t’aime ! ».
Un Âne géant est donc construit pour déambuler lors de la Marche aux Flambeaux. Ensuite, on célèbre sur le parvis le « Sacre de l’Âne » : une parabole du renversement de l’ordre établi, où le petit devient grand. Désormais, l’Âne sera le roi de la Fête. Il sera l’Âne Roi.
Mais ce n’est pas tout. Le dimanche s’enchaîne dans le même esprit. Comme au Moyen-Âge, l’Âne clôture la messe en chantant « Ite missa est, hi-han, hi-han ». La Fête ayant lieu un mois avant les élections, un candidat a la mauvaise idée de s’installer au milieu de la rue pendant tout le week-end pour distribuer une fleur aux dames. Du coup, quelques fous courent aux marchés de Droixhe pour acheter tout un stock de carottes. Installés juste derrière le candidat, ils offrent aux mêmes dames une carotte et un bulletin de vote invitant à faire confiance à l’Âne Roi.
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